Hanche

 

Les pathologies de hanches peuvent survenir à tout âge par le sport (tendinite) ou par arthrose. Ces pathologies entrainent souvent une importante impotence fonctionnelle et peuvent avoir un retentissement socioprofessionnel.

Les pathologies musculaires de la hanche sont également fréquentes chez les sportifs à causes des sollicitations répétées (football).

 

 

  • Coxarthrose[1]
  • Tendinite du moyen fessier[2]
  • Pubalgie du sportif[3]
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        1. 1. Coxarthrose

      Les arthroses de hanches se présentent sous deux formes : les arthroses primitives (sans causes décelables) et les arthroses secondaires (anomalies morphologiques et mécaniques de la hanche).

      Il existe plusieurs types de coxarthroses secondaires avec des contraintes mécaniques et des anomalies architecturales (dysplasie de hanche). La douleur et le handicap évoluent le plus souvent lentement entrainant une amyotrophie musculaire et le membre inférieur peut se fixer en « attitude vicieuse ».

      La prise en charge de première intention est faite par un rhumatologue qui pourra notamment injecté un agent lubrifiant dans l’articulation pour la maintenir fonctionnelle le plus longtemps possible. La prise en charge de la douleur se fait par anti inflammatoire allant jusqu’aux infiltrations.

      Les troubles rotatoires de la hanche, la bascule pelvienne et les contraintes liées à une dysplasie de hanche peuvent être réduit par des semelles orthopédiques permettant de préserver mécaniquement l’articulation dans le temps.

    • 2. Tendinite du moyen fessier

    La ténobursite du moyen fessier est une pathologie douloureuse pouvant être confondue avec une sciatique. Les fibres musculaires postérieures du moyen fessier entrainent un mouvement de rotation externe de la cuisse.

    Plusieurs facteurs sont à prendre en compte lors de l’apparition de cette pathologie, comme toute tendinite elle doit d’abord être traitée par du repos chez les sportifs. Cette tendinite apparaît notamment à cause d’une inégalité de longueur de membre (souvent du côté « long ») et de troubles rotatoires de la cuisse et du bassin. La tendinite brûle pendant la marche, difficultés à monter les escaliers et le patient a du mal à se coucher latéralement sur le côté douloureux.

    Les troubles architecturaux tels que la coxa valga (angle cervico diaphysaire trop ouvert), le génu valgum ou le pied valgus entrainent un excès de traction des fibres musculaires postérieurs du moyen fessier et déclenchent la tendinite.

    Pour soulage la tendinite il conviendra de réduire l’excès de traction par une paire d’orthèses plantaires biomécaniques qui luttera contre les troubles rotatoires du bassin et de la hanche. Une talonnette sera ajoutée du côté du membre inférieur court pour rééquilibrer le bassin dans le plan frontal.

  • 3. Pubalgie du sportif

La pubalgie est une pathologie souvent relayée dans les médias sportifs notamment chez les footballeurs. Il faut préciser que dans le jargon médical la pubalgie regroupe plusieurs pathologies or celle dont nous parlons est la tendinite des muscles adducteurs de la cuisse. La douleur se situe au niveau du pli de l’aine et peut irradier jusque dans les testicules pour l’homme le rendant anxiogène. La pubalgie est délicate à soigner car il faut considérer la balance musculaire entre les muscles abdominaux et les muscles adducteurs de la cuisse. Le pubis est un carrefour musculaire important présentant des contraintes par cisaillement. Un déficit abdominal ou une dominance des adducteurs associés à un excès de sollicitation musculaire par le sport déclenche la pubalgie.

Il est donc très important que le sujet observe une phase de repos et il faut réduire les efforts musculaires fournis par le sportif. Malgré cela les troubles rotatoires et transversales de la hanche sont à prendre en compte et la paire d’orthèse plantaire sera à même de répondre à cette problématique.

L’objectif des semelles orthopédiques sera de corriger les troubles architecturaux de la hanche et d’accompagner le mouvement des muscles adducteurs pendant la course et la marche. Le traitement podologique sera couplé à des séances d’étirements des adducteurs et/ou un renforcement musculaire abdominal effectué par un kinésithérapeute.